Au commencement, était le graffiti

Et l’une des surprises la plus frappante des syriens révoltés fut Saraqeb et ses murs qui sont devenus une porte vers le bonheur, un premier acte du mouvement civil révolutionnaire et un discours qui a persisté de longs mois pendant la révolution pacifique.

Les graffitis de Saraqeb ont rappelé, tout au long des années, les valeurs de la révolution et ont porté quotidiennement la voix des gens et des messages de vie, de liberté, de nostalgie, de colère, d’amour, de rêves, d’espoir, de résistance. Ils ont également porté les messages de la guerre, des tragédies, de la mort, et de la lutte contre la tyrannie dans toutes ces formes.

Au fil des ans, les murs ont inspiré les syriens là où il se trouvaient.

Effrayé, le régime a poursuivi, a arrêté et a assassiné des activistes civils du graffiti. Il a couvert en noir les mots “liberté”, “dégage”, “la Syrie appartient à tous ses enfants”, et a écrit à la place son unique et éternel message : “Al-Assad sinon personne, et “Al-Assad, sinon nous brûlons le pays.”

Dans ce projet, nous aspirons à archiver tous les graffitis d’Idlib et nous lançons dans cette première étape une archive de tous les graffitis et les peintures murales que nous avons pu trouver en ligne, exécutées dans la ville de Saraqeb.

Plus de 360 œuvres seront présentées dans une chronologie qui sera mis à jour régulièrement.

La chronologie des Murs d’Idlib est le troisième projet des productions de La Mémoire Créative.

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